Libération des 4 activistes emprisonnés à Copenhague

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Greenpeace annonce avec soulagement la fin de la détention provisoire de Juan Lopez de Uralde (Espagne), Nora Christiansen (Norvège), Christian Schmutz (Suisse) et Joris Thijssen (Hollande) hier, vers 17h50, après 19 jours de détention préventive à Copenhague.

Alors que les responsables de l’échec de Copenhague ont passé les fêtes au chaud en famille et sabré le champagne, les vrais défenseurs du climat, eux, étaient en prison. Priver les quatre militants de Greenpeace des fêtes en famille était une condamnation sans procès. C’est totalement disproportionné par rapport à ce qu’ils ont fait, alors que les pseudos leaders politiques, présents à Copenhague, sont rentrés chez eux, libres comme l’air, alors qu’ils se sont rendus coupables d’un véritable crime climatique en ne parvenant pas à un accord équitable, ambitieux et juridiquement contraignant.


Nos activistes enfin libres !

Le procès à venir

Ces quatre militants doivent encore être jugés par la justice danoise pour leur protestation pacifique du 17 décembre.

Ce que la justice danoise leur reproche : avoir exprimé de façon non violente un point de vue partagé par des millions de gens et en brandissant des banderoles portant le message « Les politiciens parlent, les leaders agissent ! », le 17 décembre, dans le palais de la Reine du Danemark, lors du dîner de gala organisé pour les chefs d’État venus à Copenhague pour la dernière ligne droite du sommet.

Greenpeace a lancé cette action non-violente à visage découvert. Les logos de Greenpeace étaient collés sur les pare-brises des limousines. Et les plaques d’immatriculations affichaient un 007, clin d’œil à James Bond. Par ailleurs Greenpeace coopère en toute transparence avec la police danoise qui mène l’enquête.

Un soutien sans faille du public

Greenpeace a lancé une pétition auprès de quelques ambassades danoises dans le monde pour demander la libération des 4 activistes et des manifestations ont eu lieu devant certaines ambassades du Danemark, notamment en Europe. Malgré la fin de la détention préventive, Greenpeace continue à soutenir activement les militants en vue de leur procès.

D’autres héros poursuivis, partout dans le monde

Aux Etats-Unis en juillet dernier, onze activistes ont escaladé le mont Rushmore pour y déployer une banderole avec le visage de Barack Obama et le message « L’Amérique honore les leaders, pas les politiciens : stop au réchauffement climatique ». Ils ont été jugés le lundi 4 janvier et condamnés à effectuer chacun entre 50 et 100 heures de travaux d’intérêt général. L’un d’eux, Matt Léonard, est même condamné à deux jours de prison ferme.

Au Japon, deux activistes sont poursuivis depuis deux ans pour avoir subtilisé des colis contenant de la viande de baleine, qu’ils destinaient à la police, pour dénoncer le trafic illégal de ce produit. La réponse de la justice japonaise a été de les poursuivre pour vol plutôt que d’enquêter sur le trafic en question…

Greenpeace dénonce ces deux situations qui démontrent une dérive dangereuse dans les pays démocratiques : la criminalisation de l’action militante non violente.

Il était une fois, le Père Noël et le réchauffement planétaire

Noémi Desmarais

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Il était une fois, le Père Noël à l’heure des changements climatiques. L’année 2009 a été très dure pour le Père Noël. Pourquoi ? Parce que la pollution causée par les activités humaines réchauffe la planète et menace de faire fondre le pôle Nord, la maison du Père Noël, mais aussi des ours polaires et bien d’autres animaux ! Durant ses vacances estivales, le Père Noël a dû remettre en ordre son atelier inondé suite à la fonte des grands glaciers. Parce qu’il doit s’adapter à tous ces changements dans le pôle Nord, le Père Noël a moins de temps pour préparer ses cadeaux et surtout, il est très inquiet de devoir déménager son atelier dans les prochaines années.

Il n’y a pas longtemps, le Père Noël a appris que des millions de personnes s’étaient rassemblées partout autour du monde pour demander aux politiciens de sauver le pôle Nord et de prévenir les impacts des changements climatiques. Il était si heureux d’apprendre qu’autant d’humains souhaitaient un avenir plus écologique pour la Terre. « Enfin, se dit-il, peut-être que si tout le monde l’espère, le pôle Nord sera sauvé. »

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Le Père Noël remarqua un changement. Les petits et grands qui avaient été très sages cette année souhaitaient des cadeaux écologiques pour Noël. Ils demandaient au Père Noël des énergies propres pour éclairer leur maison, des voitures électriques pour rouler vers les vacances, plus de transports en commun pour se rendre à l’école et au travail, des bicyclettes pour visiter les amis et beaucoup plus encore. Le Père Noël voulait offrir tout cela, mais la liste était ÉNORME et son atelier n’était plus fonctionnel depuis les dernières inondations.

sc-2Malgré toutes les embuches, il se mit au travail. Bien qu’il en apprit beaucoup sur la fabrication des éoliennes, des trains et des technologies écologiques, il se rendit vite compte qu’il n’y arriverait pas seul.

Matie, le lutin lui demanda : « Père Noël, pourquoi les grands politiciens ne nous aident-ils pas ? Après tout, c’est vers eux que se sont tournés les gens pour prévenir les changements climatiques. »

Le Père Noël répondit : « Tu as bien raison Matie. Je me demande pourquoi c’est à nous de faire tout le travail. Malheureusement, j’ai bien l’impression que les grands politiciens sont trop occupés à être en désaccord sur ce qu’il faut faire. »

rudolfMais aujourd’hui, à quelques jours de Noël, le Père Noël, les lutins et les rennes sont épuisés. Non seulement ils n’ont pas réussi à fabriquer tout ce qu’il faut pour sauver la planète, mais en plus le traineau ne décolle plus.

« C’est assez, dit le Père Noël, ces grands politiciens doivent participer. Je vais leur écrire pour qu’ils sachent que j’ai besoin de leur aide pour sauver la planète. »

Aidez le Père Noël à faire passer son message!
À vous d’agir!

1. Imprimez cette carte de vœux sur du papier écologique.
2. Coloriez et personnalisez-la.
3. Envoyez-la au politicien de votre choix. (Suggestions : Stephen Harper, Michael Ignatieff, Jim Prentice)

Greenpeace aussi travaille fort pour que le gouvernement écoute le Père Noël et les citoyens. Merci d’aider Greenpeace en devenant membre pour l’année 2010.

Greenpeace vous souhaite de très joyeuses fêtes et une bonne année verte, écolo et citoyenne.

Honte climatique

Virginie Lambert

« L’année 2009 a connu bien des crises, mais nous avons désormais à faire face à la plus grande crise de l’humanité, la crise du leadership politique, affirme Virginie Lambert Ferry, responsable de la campagne Climat-Énergie de Greenpeace Canada. Le soi disant accord de Copenhague ne passe pas le test de passage. Il n’est ni juste, ni ambitieux, ni juridiquement contraignant. C’est une coquille vide. »

En savoir plus
Passez à l’action

Jour 12 – Farvel til København… au revoir Copenhague.

Louis St-Aimé

La 15e Conférence des Partis sur les changements climatiques prenait fin aujourd’hui a Copenhague. Quelques heures avant mon départ, j’ai tourné cette petite vidéo synthèse, loin de se vouloir complète, de ce que j’y ai vécu. Une chose qui est certaine : tout cela ne fait que commencer.

Sans grande surprise, le Canada a terminé en tête de classement des Prix Fossile. Il remporte donc le Fossile de l’Année pour sa performance honteuse et contre-productive aux négociations. Ces dernières se sont soldées par un simple accord de principe, rédigé pratiquement bilatéralement entre les États-unis et la Chine, qui devra être légalement entériné l’année prochaine au COP-16 à México. Malgré l’intention exprimée de limiter la hausse globale de la température à 2%, cet accord ne contient pas de mesures contraignantes pour y arriver. Tout le monde est déçu : des groupes écolos aux pays en voie de développement qui y voient soit un déni égoïste de la réalité (les pays insulaires les plus menacés), soit un retour en force de « l’impérialisme américain » (Cuba) en passant par l’Europe, qui a dû signer l’accord à contrecœur pour « sauver la mise ». Tout le monde sauf M. Harper, qui dit : « Il est réaliste et pragmatique du point de vue du Canada ».

Nos vemos en México, Stephen.

Voir le blogue personnel de Louis St-Aimé

Obama, Harper : l’horloge fait tck tck tck

Noémi Desmarais

Climate crime scene at US chamber of commerce
Tout va très vite à Copenhague. Selon les derniers documents brouillons sortis des négociations, les engagements de réduction de gaz à effet de serre actuels permettraient une augmentation de 550ppm ce qui pourrait faire grimper la température à 3 degrés celsius au dessus du niveau pré-industriel.

Kumi Naidoo le directeur général de Greenpeace International dit : « qu’une augmentation de 3 degrés signifie la dévastation en Afrique et l’écroulement d’écosystèmes sur lesquels des millions d’êtres humains sont dépendants. »

Une augmentation de 1,5 degrés signifie déjà la disparition de plusieurs îles du Pacifique. Les dirigeants des pays du G8, pour leur part, s’étaient engager à rester sous le niveau de 2 degrés celsius, soit la limite pour éviter un emballement exponentiel du climat. Pour y arriver, les scientifiques recommandent de ramener le niveau de gaz à effet de serre dans l’atmosphère à 350ppm.

Beaucoup d’espoirs pèsent sur le président Obama, arrivé aujourd’hui aux négociations. Les États-Unis sont les plus grand émetteurs de gaz à effet de serre. Les pays émergents refusent d’aller plus loin dans leurs engagements si les pays développés ne mettent pas une proposition forte sur la table. De leur côté, les pays développés, comme le Canada, se cachent derrière les États-Unis et demandent à ce que les pays émergents passent à l’action. Les négociations semblent être dans une impasse si les États-Unis restent sur leur position.

Pourtant, lors de son discours aujourd’hui, le président Obama n’a rien annoncé de nouveau. Il appelle la collaboration de tous pour faire progresser les discussions, mais il ne semble pas vouloir faire progresser la situation de son propre pays. Phil Radford de Greenpeace affirme que : « le Président a traversé l’océan pour dire aux autres pays qu’il ne reviendra pas sur sa décision et que c’est à prendre où à laisser. »

D’un autre côté, la secrétaire Hillary Clinton a annoncé hier la possibilité de mettre 100 milliards de dollars par année sur la table pour le financement à l’adaptation des pays touchés le plus durement par les changements climatiques. On pourrait donc obtenir un accord juste mais pas assez ambitieux.

CopenFOSSILPour sa part, le Canada fait dure. Les États-Unis n’ont pas invité la délégation canadienne à se joindre aux rencontres d’urgences et le Canada remporte le grand titre de « Fossile de l’année » pour avoir été celui qui obstrue le plus les progrès dans les négociations.

Enfin, tout peut encore changer très vite. Les dirigeants affirment vouloir éviter un échec et la conférence pourraient encore durer jusqu’à samedi. N’oubliez pas de dire au gouvernement votre façon de penser.

Signez l’appel d’urgence aux dirigeants des pays
Signez l’appel d’AVAAZ au gouvernement Harper
Signez aussi la pétition KYOTOplus, une coalition de plus de 150 groupes canadiens

Jour 11 – Greenpeace au souper Royal

Louis St-Aimé

DENMARK-UN-CLIMATE-WARMING

Ce soir se tenait le souper de la famille royale danoise, en compagnie des chefs d’état du monde entier. Un party assez exclusif où des activistes de Greenpeace ont tout de même réussi à s’inviter pour livrer leur message :

“ Les politiciens parlent. Les leaders agissent. ”

Pendant ce temps, au moins deux équipes d’activistes de Greenpeace ont escaladé un des ponts névralgiques du centre-ville pour y apposer la même bannière. Le centre du centre-ville danois grouillait justement ce soir de présence policière en vue de la visite au parlement des chefs d’état. Les activistes de Greenpeace à l’oeuvre sur le pont Knippelsbro, sous le regard de la police danoise.

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Harper est une insulte aux pays les plus vulnérables

Virginie Lambert

Poses d'affiches à Ottawa

Le gouvernement Harper a osé venir les mains vides à Copenhague. Si les Chefs d’État du monde entier réunis dans la capitale danoise ne parviennent pas dans les prochaines heures à adopter un accord juste, ambitieux et juridiquement contraignant, le gouvernement Harper pourra être tenu pour responsable d’avoir contribué activement à saboter le processus des négociations et tout fait pour ne pas empêcher une catastrophe climatique.

La déclaration du ministre de l’Environnement Jim Prentice faite ce soir à la tribune de la Conférence cadre des Nations Unies sur les changements climatiques est une insulte envoyée à la face du monde et particulièrement à celle des pays les pauvres et les plus vulnérables aux changements climatiques. Aucune annonce n’a été faite. Pas d’augmentation de la cible de réduction des émissions de gaz à effet de serre, pas de financements pour les pays en développements. Juste une promesse que le Canada contribuera à faire sa ‘juste part’ sans même préciser laquelle.

Le Canada a dit qu’il continuerait d’aligner ses réglementations et ses engagements sur ceux des États-Unis. Mais il n’a pourtant pas jugé utile de reprendre à son compte l’annonce faite aujourd’hui par Hillary Clinton de supporter un financement à long terme de 100 milliards de dollars annuels d’ici à 2020 pour les pays en développement afin qu’ils puissent lutter et s’adapter aux changements climatiques.

Pas moins de 140 milliards de dollars (US) par an d’ici 2020 sont indispensables pour financer les réductions des émissions de gaz à effet de serre et l’adaptation des pays en développement aux changements climatiques. Pour faire sa juste part, le Canada devrait leur fournir de 2 à 6 milliards de dollars canadiens par an d’ici 2020. Il doit aussi réduire au niveau domestique ses émissions de gaz à effet de serre d’au moins 25 à 40% par rapport au niveau de 1990 toujours d’ici 2020. Le Canada doit également tout faire pour que soit signé à Copenhague un accord ambitieux, juste et juridiquement contraignant à même de limiter l’augmentation de la température mondiale à 2 degrés.

Le gouvernement Harper prévoyait un échec à Copenhague. S’il s’avérait que ce soit finalement le cas, pour sûr, le Canada y aura contribué pleinement.

Échec pour le thon dans le Pacifique

Beth Hunter

Chaque année, tandis que les Canadiens se musclent les bras en pelletant la neige, plusieurs centaines de délégués nationaux se rassemblent quelque part sous le soleil du Pacifique Sud pour discuter de la pêche au thon. Ils font partie de la Commission des pêches du Pacifique ouest et central (CPPOC) qui fixe des quotas de pêche pour le thon et qui réglemente la pêche des thonidés en haute mer et au nord-est de l’Australie.

Depuis un certain temps déjà, Greenpeace documente quelques-unes des activités de pêche illégales qui se déroulent dans l’océan Pacifique avec comme objectif, d’attribuer le statut de réserves marines à quatre enclaves dans cette région. Nous avons mené quatre expéditions maritimes dans la zone afin de documenter les pêches illégales généralisées qui s’y produisent. Interdire la pêche dans ces «trous de beigne» aiderait à mettre un terme aux activités des pirates. Ces derniers profitent de l’existence de ces poches situées entre les eaux territoriales des États insulaires du Pacifique pour capturer des poissons sans avoir à payer les droits d’accès. Ces droits représentent une importante source de revenus pour bien des États insulaires du Pacifique et ne constituent qu’une fraction de la valeur du poisson capturé par les flottilles étrangères.

L’an dernier, la CPPOC a accepté d’interdire la pêche à la seine coulissante dans deux des quatre enclaves en pleine mer. On avait espéré que la nouvelle rencontre débouche elle aussi sur une interdiction de pêche dans les deux enclaves restantes. Mais le Japon, la Corée et Taiwan ont bloqué toute entente en ce sens. Quant au Canada (un pays membre de la CPPOC, bien que n’ayant actuellement pas de flottilles dans la région), s’il ne s’est pas opposé à la création de zones interdites à la pêche, il ne l’a pas appuyée non plus… On doit féliciter tout particulièrement l’Australie et la France pour avoir soutenu les États insulaires du Pacifique dans leur tentative de soustraire ces enclaves à la convoitise des pêcheurs pirates.

Bien que les experts de la Commission aient recommandé de réduire jusqu’à 50 % les prises de thons obèses pour assurer le maintien des stocks, la Commission n’a consenti qu’à une maigre diminution de 10 %.  N’avons-nous rien appris des erreurs du passé?

Étant donné la piètre performance de la plupart des Organisations régionales de gestion des pêches (ORGP), dont l’acronyme semble vouloir dire « On renâcle à gérer les pêches », il faut envisager d’autres solutions si on veut espérer sauver les thons. Des pistes de solution existent. Quelques exemples : inscrire les thonidés sur la liste de la CITES (liste qui regroupe les espèces dont le commerce international est interdit), conclure des ententes avec les États insulaires pour qu’ils empêchent les flottilles étrangères de pénétrer dans les enclaves, inciter supermarchés et restaurants à renoncer aux prises pirates.

Beth Hunter

Coordonnatrice, Campagne Océans

PacifiTour

Ces arbres qui cachent du carbone…

Mélissa Filion

Indonesia Climate Defender Camp

Avec tout le bruit entourant les négociations internationales de Copenhague, on comprend vite que l’enjeu premier est la réduction des émissions de GES, les gaz à effet de serre. On comprend aussi que les écologistes de partout sur la planète exigent une entente qui soit ambitieuse, contraignante et équitable.

On entend cependant beaucoup moins parler des forêts et pourtant, c’est un enjeu clé à Copenhague. D’abord, il y a la déforestation des forêts tropicales, qui compte pour plus de 20% des émissions GES de la planète. Puis il y a la forêt boréale, qui est un stock de carbone immense, c’est-à-dire un réservoir qui emmagasine du carbone depuis des milliers d’années!

On sait déjà que le Canada joue les fauteurs de trouble à Copenhague en agissant tel le lobby de l’industrie des sables bitumineux, le pétrole le plus sale de la planète. Or, le Canada fait aussi dérailler les négociations internationales qui portent sur les enjeux forestiers. Comment? Tout simplement en proposant de créer une échappatoire énorme.

C’est-à-dire en suggérant de ne pas comptabiliser TOUTES les émissions de GES reliés à l’aménagement forestier. En somme, le Canada veut imposer un seuil complètement arbitraire et toutes les émissions sous ce seuil ne seront pas comptées. Or le Canada veut mettre cette barre bien haute, un truc mathématique pour continuer de couper à blanc nos forêts et ne pas compter les émissions de GES qui y sont reliées.

C’est un peu comme si un élève, déjà en situation d’échec, demandait à son professeur de ne pas comptabiliser ses notes en bas de 60 % lorsque celui-ci calcule sa moyenne finale. C’est de la triche!

En savoir plus sur les enjeux climatiques liés à la forêt boréale

En savoir plus sur le lobby de l’industrie des sables bitumineux

Monsanto est le pire lobbyiste climatique

Noémi Desmarais

Le Prix de la Sirène en Colère est attribué aux entreprises qui sabotent les négociations climatiques et font du lobbying destructif pour promouvoir leurs intérêts et de fausses solutions. La première place a été remportée par Monsanto pour ses efforts à faire accepter le soja « RoundupReady » comme étant une solution aux changements climatiques, notamment sous la forme de biocarburants, ceci dans l’espoir d’obtenir des crédits carbone, des subventions et une étiquette « responsable » pour ses produits.

Malheureusement pour eux, les environnementalistes ne sont pas dupent et savent que les monocultures de soja et l’emploi de pesticides ont de graves impacts environnementaux et sociaux en plus de causer de la déforestation en Amérique du Sud. De plus, les biocarburants ne sont pas une solution à la crise climatique et exercent une pression sur les réserves de nourriture mondiale.

Shell s’est mérité la deuxième place.

En savoir plus sur le lobbying de Monsanto
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